S. Jean-Baptiste (Décollation de)
29 août

RÉSUMÉ :


Après avoir célébré le 24 juin le joyeux avènement de saint Jean-Baptiste sur terre, l’Église honore en ce jour sa naissance glorieuse au Ciel.

À part Notre-Seigneur et la Sainte Vierge c’est le seul Saint dont on honore la naissance. Du reste saint Jean-Baptiste occupe dans le culte de l’Église le premier rang après les Anges.


Saint Jean le Précurseur qui avait passé trente ans dans le désert où il avait fleuri comme le palmier et grandi comme le cèdre du Liban, eut le courage de reprocher en face à Hérode le scandale de son union illégitime avec Hérodiade, sa belle-sœur dont Philippe, l’époux, vivait encore.


« Il ne vous est point permis, dit-il au prince, d’avoir la femme de votre frère ». Hérodiade contraignit Hérode à le faire emprisonner et profita d’une occasion inespérée pour obtenir par sa fille Salomé la décollation de ce Saint qui gênait sa criminelle passion.


Saint Jean complète aujourd’hui sa mission en ajoutant au témoignage qu’il rendait au Christ lors de Son baptême, celui de son martyre. Il fut mis à mort vers la fête de Pâques, un an avant la Passion de Jésus, mais on en célèbre l’anniversaire le jour où son chef vénérable fut trouvé à Émèse, en Syrie, l’an 453.

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Saint Jean-Baptiste, inspiré par l’Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu’à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d’où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.


Déjà le Sauveur Lui-même avait reçu le baptême des mains de saint Jean‑Baptiste, et celui-ci avait rendu à l’Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu’à sceller de son sang la divinité de sa mission.


Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l’occasion de se venger. Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle.


Un jour qu’Hérode, pour célébrer l’anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d’Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu’Hérode s’engagea par serment à lui donner tout ce qu’elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d’être l’objet : « Que dois-je demander ? » dit-elle à Hérodiade. — Demandez la tête de Jean-Baptiste », répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu’elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il vit un fatal point d’honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l’assistance, et il envoya un garde trancher la tête de saint Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du Martyr, qu’elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par Sa science divine, Il manifesta une profonde douleur. Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d’Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse.


Vendredi 6 novembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Léonard de Limoges,

diacre et ermite


voir Le Martyrologe #90-4


1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Tenus sur les fonts de baptême par le grand roi Clovis, Léonher ou Léonard, élevé dans l’abbaye de Mici, près d’Orléans, s’attacha à saint Remy et acquit bientôt une telle renommée de vertu, que son illustre parrain voulut l’appeler près de lui et lui conférer un évêché.


Saint Léonard refusa et se contenta de solliciter du roi la liberté de parcourir les prisons et de délivrer les captifs qui en seraient dignes.

Il se retira ensuite dans une forêt voisine de Limoges, où il bâtit un ermitage et une chapelle à la sainte Vierge.


Les exemples de sa Foi et de sa mortification, ainsi que l’éclat de ses miracles, attiraient de nombreux pèlerins près de lui. Il mourut saintement dans sa solitude, le 6 novembre 559.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez pour les prisonniers ; ils ont une âme à sauver, et beaucoup n’y pensent pas.

Méditation du jour
Après la mort, l’âme est mise en contact avec le monde immatériel  suite

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