N° 1515
LA DROITE ? QU’EST-CE AUJOURD’HUI ?

  • La droite ? Qu’est-ce aujourd’hui ?

  • Suivi de : Ils se sont corrompus… (Psaume XII)

  • Puis : Le parti de Dieu

  • Et les notes tirées du sermon sur : Droit et devoir (?) de voter

2011

C’est bien connu, en France, on est souvent « en retard d’un métro ». Et cela dans bien des domaines. Ne dit-on pas depuis longtemps qu’il suffit de regarder vivre les Étatsuniens pour savoir comment cela se déroulera chez nous vingt ans plus tard ? (Depuis, il y a eu une accélération du temps pour rattraper ce retard systématique et… vexant).

Ainsi vivons-nous avec des idées anciennes, qui furent vraies en leur temps mais qui sont totalement périmées aujourd’hui ou tout au moins complètement trans- ou dé-formées.

On entend parler très régulièrement aux informations, parlées ou écrites, de « la droite » : aux Etats-Unis, en Israël, en Afrique, en Russie ou même en Chine. À regarder de plus près, il n’y a guère de points communs… ou plutôt si, car le meneur mondial du jeu est maintenant la référence : la droite aux Etats-Unis est plutôt caricaturale avec les monceaux de dollars et un goût très prononcé pour la force physique, militaire, du pouvoir…, « la gauche » étant plutôt libertaire (quoique étatiste) pour accepter toutes les difformités morales et sociales… sous le prétexte contradictoire de l’égalitarisme.

En France, après la révolution, les députés répartis à l’assemblée nationale le sont en demi-cercle. La droite en est occupée par les élus catholiques qui défendaient autrefois, comme ils le pouvaient face aux furieux, les droits de Dieu et des Français, avec ce bel exemple d’un Mgr Freppel, évêque d’Angers et député affronté aux barbus socialistes et internationalistes. Époques variées comme celle où fut décidée, par vœu de la nation, la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Ainsi, dans la France fille aînée de l’Église, la droite était identifiée à ce fonds moral et catholique, repère sûr à suivre… ou à combattre (les adversaires sont précisément : ceux du parti… anticlérical et laïcard, les anti-moralisateurs).

Mais lorsque ces derniers, grâce à la démocratie révolutionnaire, l’ont emporté, la droite est devenue honteuse, à commencer par son fondement catholique, ce qui est le propre du libéralisme (il est vrai, la révolution pénétrait simultanément dans l’Église même). Puis dans tous les autres domaines sauf la grosse finance et la force brutale. C’est ainsi qu’il y a eu cette période transitoire où la gauche avançait des propositions « progressistes », et lorsqu’elle n’était pas élue, la droite démagogue faisait de la surenchère et mettait en place les réformes de la gauche, mais en en rajoutant : les exemples frappants sont ceux de la majorité à 18 ans (Mitterrand proposait la majorité électorale, Giscard-Chirac a imposé la majorité civile) et l’avortement libre et gratuit… Tout cela grâce à des catholiques-sociologiques devenus oppresseurs (1).

C’est ainsi que la droite catholique a entièrement disparu, et que nous sommes devant un hémicycle de gauche d’une extrémité à l’autre (avec certes des nuances (comme au temps de la révolution avec la montagne et le marais… tous très révolutionnaires et anti-catholiques).


ILS SE SONT CORROMPUS… (Psaume XII)

Désolés, nous devons l’être avec le Prophète-Roi David : « Ils se sont corrompus, et sont devenus abominables dans toutes leurs affections et leurs désirs ; de sorte qu’il n’y en a point qui fasse le bien ; il n’y en a pas un seul, non est usque ad unum. » (Ps., XII, 1). Aujourd’hui, il n’y a plus de Catholiques, et les candidats aux élections, s’ils sont quelquefois catholiques ce n’est que par le Baptême, et non en soldats du Christ-Roi. Ce sont tout au plus des catholiques-sociologiques, différenciés dans les statistiques mais sûrement pas par leurs programmes ou —caricature encore— « profession de foi » comme on ose appeler les intentions des candidats de quelque parti qu’ils soient.

LE PARTI DE DIEU

2012

Le « parti de Dieu », ce n’est pas un parti politique. Plus précisément, c’est comme le royaume de Jésus : ce n’est pas un royaume comme les autres sur la terre et disputant leurs pouvoirs, mais ce sont tous ces royaumes reconnaissant le « souverain domaine » de Dieu, qui admettent Sa souveraineté puisqu’Il est le Créateur et le Maître de l’univers, la lumière de Ses lois pour diriger sur terre, et obéissent à ces principes et règles d’en-Haut. Bref, à défaut d’un parti unique, tous les partis devraient être des partis de Dieu…

Mais le Roi David, sous l’inspiration du Saint-Esprit poursuit : « Le Seigneur a regardé du haut du Ciel sur les enfants des hommes (1), afin de voir s’il s’en trouvera quelqu’un qui ait de l’intelligence, ou qui cherche Dieu. Tous sont égarés, et sont devenus inutiles ; il n’y en a point qui fasse le bien ; il n’y en a pas un seul. »

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(1) — Le nom d’enfants des hommes désigne ici les infidèles devenus oppresseurs des enfants de Dieu. (Note de la Bible de Vence, 5e éd., T. X, p. 173, Paris - 1829)

1er mai : Fête de SAINT JOSEPH ARTISAN

2015

« Il faut conserver à l’Italie ce qui fut toujours sa gloire et sa force : la mère chrétienne ; il faut conserver l’éducation chrétienne de la jeunesse et, par conséquent aussi, l’école chrétienne ; il faut conserver le foyer chrétien, forteresse de la crainte de Dieu, de l’inviolable fidélité, de la sobriété, de l’amour et de la paix, foyer où domine cet esprit dont était pénétrée, à Nazareth, la maison de Joseph, votre céleste patron. (Pie XII, Allocution aux hommes de l’Action Catholique italienne, 7 sept. 1947)

Pour nous aider à méditer

Les plus doux commandements deviennent âpres si un cœur tyran et cruel les impose, et ils deviennent très aimables quand l’amour les ordonne ; le service de Jacob [chez Laban] lui semblait une royauté, parce qu’il procédait de l’amour [pour Rachel] (Gen., XXIX, 20). Ô que doux et désirable est le joug de la loi céleste qu’un Roi tant aimable a établie sur nous ! (Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu, VIII, 5).

Notes tirées du sermon


Le malheur des temps est avancé, et les vessies sont systématiquement prises pour des lanternes. On s’est à ce point habitué au mal qu’on a fini par l’appeler bien. Des principes accidentels, valables dans certaines circonstances, sont pris pour des lois absolues (mais quand cela arrange…).


Après la deuxième guerre mondiale, le communisme menaçait concrètement (à travers les élections démocratiques quand la révolution échouait) bien des pays européens d’ancienne chrétienté. L’Italie tout particulièrement : « Pendant plus de quinze siècles, le peuple italien est resté fidèle à cet ordre qui paraissait comme absolument normal et inconstesté. (…) Aujourd’hui, l’adversaire juge son œuvre assez avancée pour engager l’assaut définitif. (…) Le peuple est appelé à prendre une part toujours plus importante dans la vie publique de la nation. Cette participation comporte de graves responsabilités. D’où la nécessité pour les fidèles d’avoir des connaissances nettes, solides, précises, touchant leurs devoirs d’ordre moral et religieux dans l’exercice des droits civiques, en particulier le droit de vote. » (Pie XII, 2 avril 1946). Noter : devoirs et droits sont différents.


« L’exercice du droit de vote est un acte de grave responsabilité morale, au moins quand il s’agit d’élire ceux qui sont appelés à donner au pays sa constitution et ses lois, celles, en particulier, qui touchent, par exemple, à la sanctification des fêtes, au mariage, à la famille, à l’école, au règlement juste et équitable des multiples questions sociales. Il appartient donc à l’Église d’expliquer aux fidèles les devoirs moraux qui découlent de ce droit électoral. » (Pie XII, 16 mars 1946)


Notons bien clairement : « Dans les circonstances présentes [en Italie, après la guerre], c’est une stricte obligation (…) de prendre part aux élections (…). Chacun doit voter [suivant sa conscience]. Or, il est évident que la voix de la conscience impose à tout catholique de donner sa voix aux candidats qui offrent des garanties vraiment suffisantes pour la protection des droits de Dieu et des âmes, pour le véritable bien des particuliers, des familles et de la société, selon la loi de Dieu et la doctrine morale chrétienne ». (Pie XII, 10 mars 1948)


Mercredi 23 août 2017
S. Philippe Béniti,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez donné un excellent modèle d’humilité en la personne de Votre Confesseur, le bienheureux Philippe ; accordez à Vos serviteurs de mépriser, à son exemple, les biens de ce monde et de chercher toujours les biens du Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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