La Croix de La Salette
Le Crucifix de l’Apparition sur la poitrine de Notre-Dame
Statue en bronze à La Salette, Notre-Dame debout (Photo Abbé JMS)

716

La Croix attachée à la plus petite des deux chaînes.
La Croix attachée à la plus petite des deux chaînes.
« Mais si c’est Notre-Dame qui apparaît sur la montagne de La Salette, si son discours aux deux enfants lui donne le rôle déterminant de cette visite du Ciel à la terre, si cette Reine des Anges et des hommes est plus grande que n’importe quelle créature, on a oublié qu’elle porte une Croix suspendue par la plus étroite de ses deux chaînes et que le Christ y est cloué, paraissant tantôt mort, tantôt vivant.

« Certes c’est la Vierge qui apparaît et qui parle. Mais elle se lamente, elle a peur de ne plus pouvoir retenir la main de son Fils dont à l’heure présente elle porte pourtant tout le poids à son cou, comme elle l’a auparavant porté en son sein.

« Je sais bien qu’on n’a pas oublié que Dieu le Fils est le personnage principal de la scène, puisque même on a reproché à Sa Mère de parler en son propre nom : « Je vous ai donné six jours pour travailler... » Mais dans le récit de l’Apparition, ce crucifix vivant risque de passer pour un simple objet, porté comme un bijou, alors qu’il s’agit de la deuxième personne de la Trinité, clouée sur Sa Croix, aussi présente que la mère.

« Cette Croix que porte la Vierge de La Salette a une particularité : avec les tenailles à dextre et le marteau à senestre (2), elle est la Croix spécifique de l’Apparition. Mais le marteau et les tenailles, outre leur évidente aptitude à clouer et déclouer la divine Victime ont gardé pour nous un mystère aussi profond que les deux croix blanches aux épaules de Notre-Dame du Pont-Main qui pourraient être, selon l’abbé Gouin, l’annonce de deux ordres religieux —ou d’un ordre comportant deux branches, l’une masculine, l’autre féminine— signe de joie après la croix rouge de l’épreuve, signe d’une restauration religieuse. Pourrait-il s’agir de l’Ordre de la Vierge réconciliatrice ? C’est une des rares explications satisfaisantes qu’on ait données de ces deux Croix.

« La présence et le rôle de la Croix dans la vie de Mélanie n’ont pas cessé le 19 Septembre 1846. Au cœur de l’Apparition, cette Croix vivante a culminé comme le « Crucifixus » du milieu de notre Credo. Et après comme avant, ce sera la suite ininterrompue de souffrance consentie et désirée, la Fête (3) perpétuelle de l’Exaltation de la Sainte Croix [fête le 14 septembre] (4) : le chemin de Croix poursuivi, jusqu’à la mort.

« Oui, c’est bien pour Mélanie une véritable et profonde vocation qu’annonçait la pluie de Croix de 1837 : en 1848 (à Corps), puis en 1850 (à Corenc), elle voit, comme pendant l’Apparition, une croix dont le Christ sanglant est vivant.

« C’est l’époque où, après avoir subi l’affluence épuisante d’innombrables pèlerins dont la curiosité n’est pas toujours inspirée par les motifs les plus nobles mais auxquels elle doit imperturbablement répéter l’invariable récit, après avoir dû lutter contre son père pour entrer chez les religieuses de Corenc, elle devrait pouvoir enfin trouver la paix.

« Mais c’est le temps aussi où le paternel Mgr de Bruillard va quitter le diocèse de Grenoble et tout va changer subitement pour Sœur Marie de la Croix. Le précédent évêque la considérait comme un ange et ne parlait d’elle, même au Pape, qu’en termes extrêmement élogieux. À peine installé à Grenoble, Mgr Ginoulhiac lui manifeste une tenace aversion qu’il traduira aussitôt par le refus d’autoriser sa profession religieuse, en 1853, contre l’avis unanimement favorable de la Communauté puis, l’année suivante, par l’exil unilatéralement décidé qu’il lui impose en Angleterre (5).

________

« (2) Si je tiens à employer ces deux termes d’héraldique, c’est afin de bien indiquer la position des deux objets : les tenailles à la droite du Crucifié et le marteau à Sa gauche, c’est-à-dire, respectivement à la gauche et à la droite du spectateur. J’insiste également sur la valeur symbolique de cette Croix chargée des deux attributs qui suffit à désigner l’Apparition.

« (3) Fête, justement à cause de ce désir jamais assouvi de s’unir à la souffrance du Christ. Il faut bien réhabiliter ce terme ignoblement laïcisé.

« (4) que l’Église célèbre la veille de celle des Sept Douleurs de la Vierge Marie (et cinq jours avant l’Anniversaire de l’Apparition. On sait que le cinq est le nombre symbolique de Notre-Dame.

« (5) Sur les motifs de cet exil, consulter les pages 95 et suivantes de « La Bergère de Notre-Dame de La Salette et le serviteur de Dieu, Mgr Zola, évêque de Lecce » de Fernand Corteville (1981). »

(Henri DION, Mélanie Calvat, bergère de La Salette, étapes humaines et mystiques, éd. Les Enfants de La Salette, Téqui, Paris - 1984)

Statue en bronze à La Salette, Notre-Dame assise en pleurs (Photo Abbé JMS)
Croix placée sur la poitrine de la Sainte Vierge pendant l
Croix placée sur la poitrine de la Sainte Vierge pendant l'Apparition ;
le Christ y est cloué, paraissant tantôt mort, tantôt vivant.

Lundi 26 août 2019
14e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte

S. Zéphyrin,

pape et martyr


Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges,

vierge


S. Amateur (Roc-Amadour)

qui est le S. Zachée de l’Évangile


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Seigneur, nous Vous en prions, gardez Votre Église par l’assistance continuelle de Votre miséricorde ; et puisque, sans Vous, la faiblesse humaine ne peut que faillir, daignez, par Votre assistance, la préserver sans cesse de tout ce qui peut lui nuire, et la diriger vers ce qui est salutaire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Zéphyrin succéda sur le trône pontifical à saint Victor, et comme lui subit le martyre.

Il abolit dans la célébration du Saint Sacrifice de la Messe l’usage des calices de bois et les remplaça par des calices de verre.


Il établit que tous les fidèles communieraient le saint jour de Pâques.

Il eut à défendre le dogme de l’unité de Dieu et de la Trinité des personnes contre les Sabelliens.


À ces luttes internes s’ajoutèrent celles de la persécution.

Dieu toujours le soutint au milieu de ses épreuves, afin qu’il pût à son tour soutenir le troupeau du Christ.

Il mourut en 217, après un pontificat de dix-sept ans.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Laissons ce qui n’est pas, et allons à Celui qui est !

Méditation du jour
Faire du bien  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts|