N° 1582-1583
IN MEMORIAM : JEAN MADIRAN (1920 - 2013)



Jean Madiran, fondateur de la revue ITINÉRAIRES
Rappelé à Dieu le 31 juillet 2013.Priez pour lui !
Rappelé à Dieu le 31 juillet 2013.
Priez pour lui !

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Encore une page de l’histoire récente de l’Église et de sa crise qui est tournée. Ce 31 juillet, Dieu rappelait à Lui Jean Madiran qui venait d’avoir 93 ans. C’était un journaliste et un polémiste de qualité et non un théologien. Mais il a combattu catholiquement avec ses talents avant de se laisser aller comme tant d’autres à certains démons à principes faussés. Je ne veux connaître de lui que le fondateur d’ITINÉRAIRES, et de l’ITINÉRAIRES de la réforme intellectuelle et morale vraiment catholique, dans son plein développement, jusqu’à la publication des CAHIERS DE CASSICIACUM, et donc avant le (mas-)sacre (celui des sacres-épiscopaux-sans-mandat-apostolique). C’est d’ailleurs le seul Madiran que très concrètement j’ai connu, soutenu, aimé et par la suite regretté à cause de ses changements.


C’est pratiquement au terme de ma quête spirituelle de la vérité dans les débuts de la crise de l’Église que j’ai fait sa connaissance après avoir enfin découvert sa revue ITINÉRAIRES (après tant d’autres journaux et revues « catholiques » plutôt insipides…), qui seule réussit à répondre vraiment à mes questions.


C’était peu après la fin de mes études d’ingénieur, époque (milieu des années ’60) où étant à Paris, je fis la connaissance de la « Rue des Renaudes » (l’Office etc. ex Cité Catholique), de ses cercles, de ses congrès de Lausanne, de ses meneurs et de ses noms d’une certaine notoriété… en ce temps-là, autour de cette nébuleuse active, réactive et surtout catholique. Madiran donc, Penfentenyo et les autres, puis les ecclésiastiques Guérard des Lauriers, Coache et autres Barbara et Ducaud-Bourget, tout un univers, assez vaste et vraiment divers.


Pendant mes années africaines (Constantine, Dakar, Port-Étienne-Nouadhibou en Mauritanie), ITINÉRAIRES fut ma lecture prioritaire absolue, avec le Catéchisme du Concile de Trente que cette revue édita peu après mai 1968 en un gros numéro spécial.

LES COMPAGNONS D’ITINÉRAIRES

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Un peu d’intimité aussi avec les Compagnons d’Itinéraires dont j’ai fait partie à mon retour en France en participant aux réunions mensuelles à Saint-Cloud avec Jean Madiran et des effectifs très discrets et d’autant plus sympathiques… Période active avec la question des catéchismes, celles de l’avortement, de l’arrivée de Paul VI, de sa synaxe (dite novus ordo missæ, N.O.M., nouvel ordre de la messe, bref la messe de Paul VI remplaçant la Messe dite de saint Pie V, car la première est fabriquée par Paul VI, la seconde étant la Messe romaine antique, généralisée, canonisée par S. Pie V).


Après une année sabbatique, j’entrais au séminaire (1972) avec la première promotion qui devait effectuer tout son cycle à Écône : trente-cinq nouveaux, dont quinze de plus de trente ans dont j’étais). Quoique sans provocation (me semble-t-il), je ne cachais évidemment pas mes sympathies et mes convictions dans cet établissement aux esprits très variés dont certains provocateurs. On le voit, ITINÉRAIRES et Madiran ont eu un rôle dans ma vocation sacerdotale.

MADIRAN AU SÉMINAIRE D’ÉCÔNE


Écône le 29 juin 1977, invité à titre personnel de l’Abbé Jacques-Marie Seuillot

pour son ordination sacerdotale (table familiale au séminaire)


Jean Madiran et l
Jean Madiran et l'Abbé Jacques-Marie Seuillot en grande discussion…

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Mgr Lefebvre m’ayant désigné d’emblée (et pour toute mes années de séminaire) pour m’occuper de l’accueil des visiteurs et des fidèles extérieurs au séminaire, Portier avant même d’en avoir reçu l’ordre mineur, j’organisais une table de presse qui a fait réagir (d’abord sournoisement) une partie du séminaire. Très vite, j’eus dans mon dos une cible portant le nom d’ITINÉRAIRES ou celui de Madiran… Or, Madiran et Mgr Lefebvre étaient en froid depuis que le premier avait lancé un appel assez direct, dans ITINÉRAIRES, pour qu’un Évêque se manifestât clairement contre la révolution romaine. Mgr Lefebvre, alors en poste à Tulle après avoir quitté Dakar, l’avait plutôt mal pris.


Ayant eu maintes occasions de lui parler de Madiran, je réussis à convaincre Mgr Lefebvre de l’inviter à venir visiter le séminaire et à faire une conférence pour toute la maison. Mgr Lefebvre l’a présenté avec éloge et la conférence fut du grand Madiran, ce qui a rendu enthousiastes nombre de séminaristes… Dans ma lettre du 29 avril 1974 à Mlle Luce Quenette, fondatrice des écoles de La Péraudière, j’écrivais : « Vous savez aussi combien nous avons été heureux de la visite de M. Madiran il y a un mois et ce que son passage a représenté pour le séminaire. »

OPÉRATION SURVIE D’ITINÉRAIRES

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Il y eut le fameux numéro famélique (N° 200, février 1976) véritable signal de détresse pour la revue. Appel pour trouver 2 000 abonnés nouveaux et une importante somme d’argent pour les Compagnons d’Itinéraires. J’ai préparé une petite plaquette très largement diffusée par les Éditions Saint-Gabriel (Suisse), avec un résultat certain puisque le dernier numéro fut le N° 338.

(à suivre dans les prochains numéros papier)



Fin de la lettre « exprès » dans laquelle Jean Madiran exprime le regret de ne pas pouvoir venir assister  à l
Fin de la lettre « exprès » dans laquelle Jean Madiran
exprime le regret de ne pas pouvoir venir assister
à l'ordination diaconale de l'Abbé Jacques-Marie Seuillot (29 octobre 1976).

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SAINTE HÉLÈNE

Fête le 18 août

Centenionalis ou nummus

Pièce de monnaie romaine en cuivre (diamètre 2 cm)

Frappée à Sirmium vers 324

Portrait de l’impératrice Flavia Helena, sainte Hélène, la mère de l’empereur Constantin


FL(AVIA)  HELENA  AUGUSTA SECURITAS  REIPUBLICE
FL(AVIA) HELENA AUGUSTA
SECURITAS REIPUBLICE

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Pour nous aider à méditer

Que votre langage soit doux, franc, sincère, rond, naïf et fidèle. Gardez-vous des duplicités, artifices et feintises. (Saint François de Sales, Introduction à la vie dévote, III, 30)

Recommandation spirituelle de la semaine

Le rôle des mères… Bien sûr : éduquer pieusement leurs enfants. Ce qui suppose qu’elles soient à la maison (!), en reines du foyer. Et quand les enfants échappent à leur vigilance : encore la prière, encore le sacrifice. Constantin converti, fils de sainte Hélène, deviendra le premier empereur romain chrétien.


Dimanche 8 mars 2026
3e dimanche de Carême
1re classe
Temps du Carême

S. Jean de Dieu,

confesseur



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, ayez égard aux vœux de nos cœurs humiliés, et pour nous défendre, étendez le bras de Votre majesté. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean de Dieu naquit au Portugal en 1495. Après une jeunesse orageuse, à l’âge de quarante ans, un jour qu’il entendait la parole divine, il se sentit tellement enflammé de charité envers Dieu dans le prochain, qu’il distribua tout ce qu’il possédait aux pauvres et consacra toute sa vie à leur service.


L’amour de Dieu se confond en effet avec celui du prochain, nous dit l’Évangile, car les hommes portent en eux l’image du Père céleste dont ils sont les fils en vertu de leur union avec Dieu et avec Jésus par la grâce.

Grâce à son détachement et aux aumônes que saint Jean obtint pour l’érection de deux vastes hôpitaux dans la ville de Grenade, « il enrichit l’Église d’une nouvelle famille » qui prit le nom de Frères-Hospitaliers de Saint-Jean de Dieu et qui, à l’imitation du Christ dans Sa vie d’apostolat, se dévoue pour guérir tout à la fois les corps et les âmes.


Un grand incendie s’étant déclaré dans un hôpital, il se jeta intrépidement au milieu des flammes et sauva tous les malades parce que le feu de l’amour divin qui embrasait son cœur était plus grand que celui qui brûlait au dehors.

Saint Jean, auquel son amour divin fit qu’on joignit à son nom celui de Dieu, était continuellement plongé dans la contemplation des choses célestes.


Atteint d’une grave maladie, il reçut les derniers Sacrements, puis se mettant à genoux, il mourut en pressant sur son cœur l’image de Jésus crucifié. C’était à Grenade en 1550.

Léon XIII le déclara le Patron des hospitaliers et des malades et ordonna qu’on mit son nom dans les Litanies des agonisants.


À l’exemple de saint Jean de Dieu remplissons nos cœurs du feu de la charité divine qui nous purifiera de nos vices et recourons à la protection de ce Saint pour que nous soyons toujours pourvus des remèdes qui conduisent à l’éternité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez bon pour les pauvres ; voyez en eux les membres souffrants de Jésus-Christ.

Méditation du jour
Relations de saint Joseph avec l’économie de la Rédemption  suite

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