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Fête du Très Saint Rédempteur
23 octobre
La fête du Très Saint Rédempteur, célébrée le 23 octobre, trouve son expression la plus pure dans l’Oraison de la Messe, qui s’adresse à Dieu pour avoir constitué Son Fils unique « Rédempteur du monde et, par Lui, après avoir vaincu la mort, nous avoir miséricordieusement restaurés dans la vie ». Elle demande qu’en nous rappelant ces bienfaits, nous nous attachions à Lui d’une charité perpétuelle et méritions de recevoir le fruit de cette rédemption. C’est ainsi que l’Église nous invite à honorer le mystère même de la Rédemption et à en porter les fruits dans une fidélité aimante. Les lectures et les chants de la Messe y concourent avec une rare justesse : l’Introït chante la joie d’être revêtus des vêtements du salut, l’Épître bénit le Père « qui nous a élus dans le Christ et rachetés par Son Sang », tandis que l’Évangile proclame que Dieu a tant aimé le monde « qu’Il a donné Son Fils unique, non pour le juger, mais pour le sauver ». Toute la liturgie s’élève ainsi en une action de grâces confiante envers le Rédempteur. 1791 La fête du Très Saint Rédempteur n’a pas une unique date d’institution, car elle s’est développée en plusieurs étapes. Elle trouve son origine locale à Venise en 1576 : lors d’une épidémie de peste, le Sénat vénitien fit le vœu d’ériger une église au Rédempteur et d’y célébrer chaque année, le troisième dimanche de juillet, une solennelle action de grâces. L’église fut commencée en 1577 et consacrée en 1592. Pour la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur (Rédemptoristes), le pape Benoît XIV accorda le 8 mars 1749 le privilège de célébrer cette fête avec grande solennité (double de première classe avec octave à l’époque) le troisième dimanche de juillet. Enfin, pour Rome et pour la date du 23 octobre, le pape Pie VIII introduisit la fête, et un décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 8 mai 1830 l’assigna définitivement à ce jour. C’est cette date du 23 octobre qui fut retenue dans certains calendriers diocésains et religieux. Le Propre de cette Messe invite l’âme à s’arrêter devant le mystère central de notre Foi : celui d’un amour qui, face à la ruine de l’homme, a choisi de tout donner pour le relever. L’Église nous y appelle non pas à une simple commémoration, mais à une reconnaissance vivante de ce que le Père a voulu accomplir en livrant Son Fils unique, afin que la mort fût vaincue et que la vie nous fût rendue. Là où la faute originelle semblait conclure l’histoire de l’humanité pour toujours, l’Amour miséricordieux a manifesté plus merveilleusement encore sa tendresse envers le genre humain que lors de la création (mirabilius reformasti du Commun de la Messe à l’Offertoire). Le Verbe en S’incarnant n’est pas venu seulement pour payer une dette ; en passant par la mort, Il a retourné la mort contre elle-même et a fait de l’abîme un passage vers la vie. Cette initiative purement gratuite, adressée à des créatures fragiles et souvent ingrates, révèle un Dieu qui aime jusqu’au bout, sans attendre d’abord notre mérite. Célébrer le Rédempteur, c’est donc laisser cet amour nous rejoindre et y répondre par une fidélité aimante. Le fruit véritable de la Rédemption n’est pas seulement le pardon reçu une fois pour toutes, mais une existence nouvelle où la reconnaissance devient charité durable, et où l’âme, touchée par un tel don, se laisse transformer jour après jour. Cette fête est du reste une excellente préparation à l’autre fête importante du Cycle Sanctoral qu’est celle du CHRIST ROI, d’institution plus récente (1925), qui la suit de quelques jours (dernier dimanche d’Octobre). |
Jeudi 24 septembre 2026
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