Notre Seigneur : PRÉCIEUX SANG
1er juillet

RÉSUMÉ :

La Liturgie, ce résumé admirable de l’histoire de l’Église, nous rappelle chaque année que c’est à cette date qu’en 1849 fut vaincue, grâce au concours des armées françaises, la Révolution qui avait chassé le Pape de Rome.

Pour perpétuer le souvenir de ce triomphe et montrer qu’il était dû aux mérites du Sauveur, Pie IX, alors réfugié à Gaëte, institua la fête du Précieux Sang. Elle nous rappelle toutes les circonstances où il fut versé.

En 1934 le Pape Pie XI, pour commémorer le 1900e anniversaire de la Mort du Sauveur, a élevé cette fête au rang de double de 1re classe. Le Cœur de Jésus a fait circuler ce Sang adorable dans Ses membres ; aussi, comme en la fête du Sacré-Cœur, l’Évangile nous fait-il assister au coup de lance qui transperça le côté du divin Crucifié et en fit couler du Sang et de l’eau.

C’est l’union des deux témoignages que l’Esprit-Saint rendit au Messie, lors de Son baptême dans l’eau au Jourdain et lors de Son baptême dans le Sang sur la Croix.

Missel d’autel Romain. Pustet, Ratisbone - 1923

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Ce premier jour du mois de juillet (qui Lui est dédié tout entier) a été consacré à honorer le Sang très Précieux de Jésus-Christ, ce Sang qu’Il répandit au Calvaire et au prix duquel nous avons été rachetés. Il mérite, certes, nos hommages de respect et de reconnaissance.

Aussi l’Église Le propose à la dévotion spéciale des Chrétiens, pendant le mois de juillet. C’est bien, en effet, la meilleure manière de continuer la dévotion au Sacré-Cœur, qui a été pratiquée pendant le mois de juin. C’est le Cœur de Jésus qui a élaboré et distribué dans les veines de Son sacré Corps ce Sang adorable.

On peut comparer Son Cœur divin à cette fontaine que l’on voyait dans le Paradis terrestre et de laquelle partaient quatre fleuves ou canaux qui portaient partout la fraîcheur et la fertilité.

Du Cœur de Jésus, comme de leur source, partent ces canaux que nous appelons Sacrements, et qui portent dans le monde la purification et la fécondité : Sanguis Jesu Christi emundat nos. (Jean, I, 7)

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Le premier promoteur de la dévotion au Précieux Sang fut saint Gaspar de Bufalo, qui fonda une congrégation du nom de Prêtres du Précieux Sang.



Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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