N° 1689 30 août 2015
UNE ÉGLISE N.-D. DE LA SALETTE DANS L’ORNE
Église Notre-Dame-de-la-Salette (1866-1872)

de Malétable, diocèse de Séez (Orne).

« Indissociable de la personnalité de son bâtisseur l’abbé Jules Migorel, cet édifice se distingue par sa tour orthogonale de style baroque. À son sommet, un groupe sculpté en fonte est dédié à Notre-Dame-de-La-Salette, affirmant avec force les préoccupa-tions spirituelles chères au fondateur de l’église. »

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Petite découverte dans un livre : La piété populaire dans le Perche, de Sainte Apolline à Saint Sébastien (Musée départemental [de l’Orne] des Arts et Traditions Populaires du Perche, Alençon - 1987). Cette province en effet, à cause de sa situation juste au Sud de la Normandie, a été souventes fois traversée, envahie, conquise, reconquise, et donc souvent écartelée dans ses positions politiques. Résultat, la révolution républicaine a supprimé très démocratiquement puis dépecé le Comté du Perche, presque millénaire, et réparti entre cinq départements cette petite unité provinciale historique.

Mais surtout, j’ai découvert une curieuse église Notre-Dame de La Salette à Malétable, au Sud et près d’une petite capitale (Randonnai), de la Trappe de Soligny et de l’évêché de Séez (Bonaparte a changé le nom de la ville en Sées mais l’Église a conservé l’ancienne désignation de Séez).

Le tourisme officiel indique en particulier, concernant cette église : « Tour octogonale élevée de 1866 à 1872 [Mgr Charles-Frédéric Rousselet, Évêque de Séez, approuva le projet le 11 octobre 1866], décorée de briques polychromes, cantonnée de quatre tourelles surmontées des archanges Raphaël, Gabriel et Michel et d’une niche restée vide [on peut la remarquer sur la carte postale, sur la tourelle de gauche et sur la photo ci-dessous tourelle de droite]. Protégée au titre des Monuments Historiques, Notre-Dame-de-La-Salette surprend par la tour singulière de son clocher, dont la verrière du sommet abrite la Sainte Vierge et les statues des deux petits bergers savoyards [le Dauphiné n’est pas la Savoie !] : Maximin et Mélanie, rappelant l’apparition du 19 septembre 1846 à La Salette près de Grenoble dans l’Isère. »


La tour fut inscrite aux Monuments Historiques en 1978 puis l’église entière en 1991.

GUÉRISON MIRACULEUSE À MALÉTABLE
Sommet du clocher de l’église de Malétable
Remarquer le groupe : Notre-Dame de La Salette conversant avec Mélanie et Maximin au début de l’Apparition.
Remarquer le groupe :
Notre-Dame de La Salette conversant avec Mélanie et Maximin
au début de l’Apparition.

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On notera également la guérison miraculeuse, suite à l’invocation à Notre-Dame de La Salette à Malétable, d’une personne d’Alençon, Mlle Léonide Alleaume les 19-21 juillet 1869 (Henri Dion, Dictionnaire de La Salette, 1979, très volumineux manuscrit — plus de 3 300 pages — dont l’auteur m’avait confié une copie avant son décès en vue de sa transcription).

NOTRE PÈLERINAGE ANNUEL À LA SALETTE

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Notre propre tradition — depuis trente et un ans…, et depuis la fondation de notre petite communauté religieuse de la Confrérie de la Mère de Dieu — est de nous rendre sur la sainte montagne de La Salette (1 800 m) les vendredi et samedi qui précèdent ou suivent le 19 septembre, jour anniversaire de l’Apparition (en 1846) de la Très Sainte Vierge aux deux enfants Mélanie Calvat (15 ans) et Maximin Giraud (11 ans) qui ne se connaissaient que de la veille et gardaient ensemble ces jours-là des vaches à eux confiées.

Comme chaque année, nous partirons le vendredi matin du prieuré de Mouans-Sartoux après la Messe, en voitures particulières, logerons dans un petit hôtel près de La Salette, ferons le grand chemin de la Croix conduisant au lieu de l’Apparition, et rentrerons le samedi dans la soirée.

Veuillez nous faire part de votre éventuelle intention de vous joindre à nous dès que possible. Merci.

(Et cette année, j’ai l’âge de Mélanie à son décès…).

LES BIENHEUREUX MARTYRS DE SEPTEMBRE 1792

« Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » (Abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes).

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Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 morts pour leur Foi et béatifiés par Pie XI :

3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs qui furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé.

Pour nous aider à méditer

Affirmations des novateurs : (Alors que les Évêques sont établis pour régir l’Église de Dieu, Act., XX, 28) ; ils contredisent aux témoignages unanimes de Cyprien, d’Augustin, de Chrysostôme, de Denys, et aussi de tous les conciles, lesquels, depuis le premier jusqu’au dernier, accordent un honneur spécial et une mission spéciale aux Évêques. Parmi ces derniers, le Pontife Romain est « établi Chef, pour enlever toute occasion de schisme », et pour que le corps de l’Église, au moyen du rattachement bien ordonné des membres entre eux, fasse un tout unique sous l’unique Chef suprême, le Christ Jésus. (S. François de Sales, Controverse, IIIe série, 11).

Notes tirées du sermon

« Ne vous inquiétez donc pas, en disant : “Que mangerons-nous, ou que boirons-nous, ou de quoi nous couvrirons-nous ?” car ce sont les païens qui se préoccupent de toutes ces choses ; … » (Mt., VI, 31). Que cette déclaration de Notre Seigneur Jésus-Christ est contraire aux préoccupations du monde actuel ! Mais serons-nous assez sots pour imaginer que nous devons nous comporter comme des légumes ou des animaux domestiques et attendre que tout nous advienne sans le moindre effort de notre part ?

La précision est d’ailleurs donnée immédiatement : « …mais votre Père sait que vous avez besoin de tout cela. »

Ah ! si nous pouvions vraiment comprendre, nous pénétrer d’une telle vérité divine à nous proclamée par le Fils de Dieu !

Mais bien sûr que Dieu sait tout ! Bien sûr qu’Il sait ce dont nous avons besoin ! Et s’Il nous en prive, serait-ce parce qu’Il aurait oublié que cela nous est nécessaire ? Nous en sommes arrivés à ce degré d’aveuglement que nous ne comprenons même plus cette évidence ! Toute la sainte Écriture est remplie de ces exemples de châtiment.

Alors, quand nous voyons toutes nos nécessités nous échapper actuellement, croyons-nous qu’il faille d’abord chercher une solution du côté de l’activisme ? du côté des manifestations syndicales ou autres ? du recours à l’État qui peut ou qui doit tout ? (on ose même parler dans ce cas « d’État-Providence » à la limite du blasphème !), du recours à « l’Europe » ? et bien sûr à l’ONU pour régler tous les problèmes, toutes les calamités que nous avons nous-mêmes déclenchés par notre égoïsme matérialiste ? Misérables que nous sommes devenus ! « …mais votre Père sait que vous avez besoin de tout cela. » Ne parlons pas de la crise de l’Église causée à l’évidence par la perte généralisée de la Foi catholique et par l’apostasie des nations. Notre Père sait que nous avons besoin de Prêtres, d’Évêques, de Pape ! Alors supprimons les causes qui ont mis notre Père en colère ! et le Soleil de justice brillera à nouveau !

Recommandation spirituelle de la semaine

« Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et Sa justice… »


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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