Développements annexes
Qu’entendre par développements annexes ?

  • Nous observerons et analyserons des actes, des situations, des phénomènes qui ressortissent à la crise de l’Église, comme conséquences, avec leurs répercussions.

  • Un des importants aspects actuels est la question des évêques sacrés ici et là dans certains groupes de traditionalistes qui veulent rester catholiques. Mais il le font avec une hiérarchie (?) à eux, ou au moins en s’assurant les moyens de continuer avec des prêtres (et donc il leur faut des évêques pour les ordonner ; mais alors pourquoi pas un pape pour avoir des évêques ?).

  • Et un aspect qui n’est pas sans importance : comment les fidèles sont impliqués dans ces situations atypiques et terriblement dangereuses.

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La crise de l’Église a des racines profondes.

Certains pensent malgré tout qu’il n’y a pas de crise dans l’Église. C’est dire que tout le monde ne voit pas la même chose ni de la même manière.

Sans remonter au déluge…

Et pourtant… Non seulement il faudrait remonter au déluge car, après Noé, ses trois enfants n’ont pas tous compris (et ils n’étaient que trois…), ayant pourtant vu « la crise du déluge », avant et pendant ; mais il faudrait évidemment remonter plus loin, à Adam et Ève, puisque l’origine de tous nos maux se trouve bel et bien dans le péché, précisément « originel » car à l’origine de tous nos malheurs et de nos difformités, individuelles et sociales.

C’est donc un élément fondamental à ne jamais mettre entre parenthèses.

Si, ensuite, on veut s’en tenir à une actualité pas trop ancienne, il ne faudrait pas pour autant avoir le regard des taupes. Un peu de recul reste absolument nécessaire afin d’observer les grandes tendances, les allures générales des courbes et des sinuosités des chemins parcourus, afin de voir le profil du chemin à venir.


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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