Usage liturgique

Les différentes couleurs utilisées par la Liturgie de l’Église sont symboliques. Les ornements qui servent aux cérémonies utilisent ces couleurs selon les circonstances indiquées par le calendrier liturgique (dans «l’Ordo»), c’est-à-dire en fonction du «Sanctoral» avec les fêtes des Saints et des mystères de la Vie de Notre Seigneur Jésus-Christ, ou du «Temporal» en fonction du Temps liturgique en cours.

Le calendrier peut être :

- universel et donc pour toute l’Église ;

- diocésain et donc propre à chaque diocèse ;

- national ou provincial et donc propre à chaque pays ou région ;

- local et donc propre à chaque paroisse ;

- propre à chaque ordre religieux.

Ornements liturgiques

Ce sont les ornements qui ont les différentes couleurs :

- ornements sacerdotaux qu’utilise le clergé dans les cérémonies : chasubles pour les prêtres célébrants, dalmatiques pour les diacres, tuniques pour les sous-diacres; étoles (et étoles pastorales pour les fonctions hors de l’Autel) pour les prêtres, étoles diaconales (pour les diacres), manipules (pour prêtres, diacres et sous-diacres) ;

- voile du calice et bourse pour le corporal ;

- conopé qui recouvre entièrement le tabernacle lorsqu’il y a le Saint Sacrement ;

- chape pour certaines fonctions («asperges me» avant la Messe dominicale), Vêpres, bénédictions solennelles ;

- antependium qui orne le devant de l’Autel ;


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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