Samedi des Quatre-Temps
de PENTECÔTE
« Les Belles Heures du duc de Berry » (1412)
Notre-Dame entourée des Apôtres le jour de la Pentecôte.
Notre-Dame entourée des Apôtres le jour de la Pentecôte.

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Dernier jour de la fête de la Pentecôte, dernier jour du Temps Pascal.

Autrefois, le samedi de la Pentecôte était un de ces jours privilégiés consacrés aux ordinations sacerdotales. Particulièrement significatif ici ce long jour de la Pentecôte commencé avec des Baptêmes et se terminant (car ce jour de fête dure huit jours depuis la vigile) par le Sacrement de l’Ordre conféré aux nouveaux prêtres.

Après avoir enfanté à l’Église de nombreux nouveau-nés la nuit de la Pentecôte, l’Esprit-Saint va leur donner aujourd’hui des prêtres qui seront les instruments de Sa grâce dans le monde car Il va Se répandre dans Ses serviteurs, comme Joël (II, 28) l’avait prophétisé pour les Apôtres. Aussi est-ce à l’église de Saint-Pierre, le pasteur des agneaux et des brebis, que se fait la Station à Rome, et l’Évangile nous parle-t-il d’une guérison opérée dans la maison de Pierre.

Le Prêtre, ministre de Jésus-Christ, s’applique à guérir les âmes dévorées par la fièvre des passions.

On a déjà remarqué que la Messe des Samedis des Quatre-Temps renferme, entre l’Introït et l’Épître, cinq Lectures avec oraisons et Traits. La cinquième est invariable. Elle contient le récit du miracle qui protégea les trois jeunes Hébreux dans la fournaise. Elle est suivie d’un extrait de leur Cantique d’actions de grâces. L’Oraison de la messe s’inspire de cette lecture et sollicite de la bonté divine que nous ne soyons pas consumés par la flamme du vice.

Le prêtre reçoit dans le Sacrement de l’Ordre une large effusion de l’Esprit de Dieu qui lui permet d’évangéliser le royaume de Dieu. Les 2e, 3e et 4e Lectures font allusion aux moissons et à l’offrande des précieux fruits de la terre, car les Quatre-Temps furent institués pour obtenir la bénédiction de Dieu sur cette saison qui commence.

Entrés dans la Terre promise, les Israélites en ont offert les prémices à Dieu. Entrés dans l’Église par le Baptême, offrons à notre tour à Dieu les prémices de tout ce que nous faisons sous l’influx surnaturel de l’Esprit-Saint.

Demandons-Lui qu’Il augmente notre foi en Jésus et qu’Il remplisse nos cœurs de Son saint Amour.


Jeudi 21 juin 2018
S. Louis de Gonzague,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui distribuez les biens célestes, et qui avez réuni dans le jeune et angélique Louis, une merveilleuse innocence à la pratique de la mortification, faites, qu’en nous appuyant sur ses mérites et son intercession, si nous n’avons pas sa pureté, nous imitions au moins sa pénitence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, « distributeur des dons célestes », fit de Louis, jeune prince de la noble famille de Gonzague, un ange de la terre en réunissant en lui toutes les merveilles de l’innocence et de la mortification. Aussi l’Église lui applique-t-elle le verset du Psaume où l’humanité d’Adam avant sa chute et celle du Christ, sont déclarées à peine inférieures à la nature angélique.


Sa naissance à la vie céleste précéda en quelque sorte sa naissance à la vie naturelle, car il vint au monde au château de Castiglione en Italie, dans de si périlleuses circonstances qu’on se hâta de le baptiser. Encore enfant, tous ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un Ange.


À l’âge de neuf ans, il fit à Florence, devant l’autel de !a bienheureuse Vierge, le vœu de virginité et durant toute sa vie, il pratiqua la plus sévère modestie dans les regards. Au milieu des séductions des cours princières, où l’envoya son père, toujours il garda si fidèlement sa première innocence qu’on l’aurait cru confirmé en grâce. Vers l’âge de onze ans, il reçut pour la première fois des mains de saint Charles Borromée le pain des Anges.


À seize ans il entra à Rome dans la Compagnie de Jésus, dont il est l’une des gloires. Il se distingua tellement par sa mortification et son amour divin qu’on le compare aux élus dans la condition où les fixera la résurrection générale. « Ils vivent comme des Anges », dit Jésus, parce que l’âme exercera un plein empire sur le corps qui participera de sa nature spirituelle.

À l’âge de vingt-deux ans (1591), revêtu de son innocence comme d’une robe nuptiale, sur laquelle brillaient les perles de ses larmes continuelles, il mourut victime de son dévouement pour les pestiférés et gravit la montagne sainte pour y prendre part au Banquet céleste où Dieu convie ceux dont le cœur est pur.


Recourons aux mérites et à l’intercession de saint Louis. Benoît XIII le donna comme modèle à la jeunesse, afin que ne l’ayant pas toujours imité dans son innocence, elle l’imite du moins dans sa pénitence.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Vivez dans une grande pureté de corps, de cœur et d’esprit.

Méditation du jour
Quels sont les fruits de la sainte Communion ?  suite

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