N° 1288
Temps de l’Avent

Cette quatrième semaine de l’Avent est vraiment très courte. Qu’elle en soit d’autant plus dense ! C’est l’approche des Avènements. Prions avec la si humble et dévote Sainte Vierge.

Intérieur de la petite église placée dans le chœur de notre chapelle du prieuré « La Croix Saint-Joseph ». L’Archange mesure 3 cm et la Sainte Vierge moins de 15 mm…
Intérieur de la petite église placée dans le chœur de notre chapelle du prieuré « La Croix Saint-Joseph ».
L’Archange mesure 3 cm et la Sainte Vierge moins de 15 mm…

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Regarder par la porte (comme ici) ou par les fenêtres est chaque fois un spectacle et une méditation…

JEÛNE et ABSTINENCE :

Que ce rare jour de restriction alimentaire de toute l’année nous soit un moyen —aussi infime soit-il— pour bien finir ce temps de préparation, ce temps d’attente de l’Avènement, des Avènements de Notre Seigneur. C’est en effet dans la pénitence, dans le recueillement, dans la mortification qu’on se prépare à mieux bénéficier des grâces que Dieu veut nous départir à l’heure qu’Il a fixée pour Sa venue dernière comme pour la première, ainsi que celle de Sa grâce qui passe…

« Le saint »

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Nous sommes à la fin du XIXe siècle. (Si nous sommes au début du XXIe, on peut imaginer —ou plutôt constater— les progrès faits depuis…)

« Mademoiselle A. F. appartient à une famille catholique. Elle embrassa la carrière de l’enseignement et elle y a conquis une situation importante. Ancienne élève de l’école de Fontenay [École normale supérieure] et de son directeur Félix Pécaut, elle subit, comme presque toutes ses compagnes, l’influence philosophique de ce dernier. On sait à quel point cette influence était toute puissante sur ces jeunes filles qui étaient conquises par l’austérité de l’existence de leur maître et subissaient l’ascendant de sa rigueur morale. Entre elles, elles allaient jusqu’à l’appeler “le Saint”. »

On sait combien les gens se laissent habituellement impressionner par les apparences, surtout si elles ont de surcroît une certaine consistance. Et lorsque chacun se laisse aller à son jugement propre, à « se faire sa propre religion », on oublie les critères objectifs, qui nous sont extérieurs, et qui doivent être les plus sûrement fondés en vérité, et qui nous sont donnés par l’Église, ses dogmes et sa doctrine.

« LE SAINT EST MORT »

« Quand il mourut, elles se disaient les unes aux autres : “Le Saint est mort”. »

Jugement définitif d’une conviction certaine que rien n’ébranle.

« Mais cette influence était détestable au point de vue religieux : Félix Pécaut appartenait au protestantisme libéral de l’école de Sabatier, de Réville, etc. Chez lui comme chez eux toute affirmation positive avait disparu pour faire place à une religiosité sans dogme, à une croyance en un Dieu très générale et interprétée de façon toute personnelle dont on retrouvera l’expression dans le recueil de pensées que des mains pieuses [!] ont rassemblées et publiées [plus tard]. (…) Ce volume révèle un esprit élevé, sincère, d’une grande valeur morale, un cœur chaud, et l’on comprend son emprise sur cette jeunesse ardente elle-même. »

LA SINCÉRITÉ N’A JAMAIS REMPLACÉ LA VÉRITÉ

De la religion, il en avait : c’était un « chrétien » ! De l’amabilité, il en débordait au point de ne vouloir faire de la peine à personne, de contredire aucun interlocuteur. Apparemment pas d’assurance, ne rien affirmer de certain, d’absolu, « ne pas dogmatiser ». Un esprit élevé, d’une grande valeur morale, quelle vie exemplaire d’austérité et de rigueur morale ! Et en plus, un cœur chaud. Bref, un Saint ! Avec cela, il était sincère ce qui est, on le voit, une grande chose depuis longtemps. Mais on a oublié ce faisant, que la sincérité n’a jamais remplacé la vérité ! En réalité, c’était un parfait libéral

(à suivre) : Voir le « Bulletin Dominical » N°1289/1290 sur : « Qu’il y a Saint et… saint… » #99

Votre lettre à CHRISTKINDL

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C’est avec raison que je me suis persuadé qu’il y aurait plusieurs lecteurs du Bulletin Dominical (N° 1285) pour écrire ou faire écrire quelques enfants à l’Enfant-Jésus à Christkindl en Autriche. Je redonne l’adresse :

Christkindl Postamt — A-4411 STEYR Oberösterreich (Autriche)

À défaut d’un timbre-poste autrichien pour la réponse, il faut, ce semble, ajouter à la lettre un coupon-réponse international (à acquérir dans un bureau de Poste). J’en profite pour demander qu’on veuille bien me dire ce dont il retournera, pour ceux qui auront agi en ce sens d’ici le jour de l’Épiphanie.

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Cela faisait cinquante ans en 1999 que ce bureau de poste autrichien temporaire pour le courrier de Noël à l’Enfant-Jésus existait. Je viens de lire un glorieux article dans la gazette locale annonçant fièrement cette année en France les… quarante ans du courrier au pairenouelle. Caricature toujours, vous dis-je !

Pour nous aider à méditer

Aujourd’hui que vous avez de la consolation en l’oraison, vous êtes encouragée et résolue de bien servir Dieu; mais demain que vous serez en sécheresse, vous n’aurez point de cœur pour le service de Dieu. (…) Dites-moi un peu, si vous vous gouverniez par la raison, ne verriez-vous pas que s’il était bon de servir Dieu hier, qu’il sera très bon de Le servir aujourd’hui ? et c’est toujours le même Dieu, aussi digne d’être aimé quand vous êtes en sécheresse que quand vous êtes en consolation. (S. François de Sales, Les vrais entretiens spirituels, III).

Notes tirées du sermon

Le Prophète Isaïe dit aux Israélites de bien douces et agréables paroles : « Consolamini, consolamini » suivies d’autres bien étonnantes : « Parce que la malice et méchanceté d’Israël est arrivée à son comble, ses iniquités lui seront pardonnées » (Is. XL, 1). C’est que Dieu agit sur nos âmes libres.

S. François de Sales rappelle que « Le pauvre [roi] David (…) commit un grand nombre de péchés, entassant l’un sur l’autre et faisant les seconds pour couvrir les premiers. Puis il demeura une année entière croupissant dans son iniquité, sans se souvenir où était son Dieu.


« Le voilà donc sans aucune disposition à la grâce. Cependant la divine Bonté le voyant en cet aveuglement, lui envoya le Prophète Nathan lequel lui demanda où était son Dieu et ce qu’il avait fait. Mais voyez combien il était aveuglé et comment le Prophète allait sagement tournant, pour lui faire confesser son crime. Il lui parla de quelque faute qui avait été commise par un de ses sujets, et soudain, David jetant sa sentence dit : ‘Il a dérobé la brebis de ce pauvre homme, il le faut faire mourir’, montrant en cela jusqu’à quel point il était endurci en son péché et n’en avait aucun sentiment; mais pour les fautes des autres, il les connaissait fort bien et savait leur imposer le châtiment proportionné à leur démérite.


« Néanmoins, Dieu ne le quitta point en ce temps-là, mais par le moyen du Prophète Nathan lui fit confesser son crime.


« Quel plus grand éclat voudriez-vous de la divine miséricorde ? car alors que David était ‘au comble de sa malice’, Dieu lui pardonna ‘ses iniquités’. Mais quel changement, quelle métamorphose fut cette conversion, car ce grand Roi reconnaissant sa faute, ne fit que gémir et déplorer son aveuglement; l’on n’entendait sortir de sa bouche que des peccavi, et criant miséricorde au Seigneur il allait toujours disant : ‘Miserere mei, Deus’. »

Recommandation spirituelle de la semaine

La quatrième semaine de l’Avent terminée à peine commencée, il ne reste plus qu’à souhaiter autour de nous un bien joyeux, un très saint Noël !


Vendredi 28 février 2020
Vendredi après les Cendres
Ce vendredi on vénère
la sainte Couronne d'épines

3e classe
Temps du Carême

S. Léandre,

archevêque de Séville et confesseur,

éducateur de la Foi de S. Herménégilde



Le massacre des Lucs-sur-Boulogne

(La Terreur et les Colonnes infernales)

28 février 1794

Voir plus bas : Méditation du jour


voir Le Martyrologe #90-4



Oraison - collecte
Favorisez dans Votre bonté, nous Vous en supplions, Seigneur, les jeûnes dont nous avons commencé le cours afin qu’accomplissant corporellement cette observance, nous puissions aussi la poursuivre d’un cœur sincère. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Gabriel de l’Addolorata, confesseur :


Dieu qui avez appris au Bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de Votre douce Mère et qui l’avez élevé par elle à la gloire des miracles et de la sainteté, accordez-nous, par son intercession, de nous associer comme lui aux larmes de Votre Mère, afin d’être sauvés, nous aussi, par sa maternelle protection. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour

Mort à vingt-quatre ans comme saint Louis de Gonzague, ce jeune Saint italien nous donne, comme son compatriote, l’exemple d’une adolescence tout entière pénétrée par la grâce de Dieu.

Né en 1838, il entra en 1856 chez les Passionistes, y fit ses vœux, reçut les Ordres mineurs, et mourut le 27 février 1862.

Seule une exacte observation des devoirs d’état et un culte très vif pour la Vierge Marie, Mère des douleurs, l’avaient distingué de ses compagnons d’étude.

Benoît XV le canonisa en 1920.



POUR LE MASSACRE DES LUCS-SUR-BOULOGNE :


DEUX PAROISSES : 2150 ÂMES avec 563 FIDÈLES MASSACRÉS

dont 110 ENFANTS de moins de sept ans.

En 1793, les Vendéens s’insurgeaient contre le gouvernement révolutionnaire, persécuteur des prêtres et de la religion.

Pendant près d’un an, ils tinrent tête aux Armées de la Convention qui, pour en finir, organisa les Colonnes Infernales avec mission de mettre la Vendée à feu et à sang.

Le Massacre des Lucs —à la date du 28 février 1794— est l’un des épisodes les plus tragiques de cette histoire.


Pour plus de détails : Cliquer ci-dessous (Méditation du jour) ou ci-dessus sur le titre (Le massacre des Lucs-sur-Boulogne).



POUR SAINT LÉANDRE :


Saint Léandre appartenait à la race royale des Ostrogoths et fut d’une famille de Saints. Ses deux frères, saint Fulgence et saint Isidore, sa sœur sainte Florentine, ont reçu comme lui les honneurs sacrés, et son autre sœur Théodosie, mariée au roi Léovigilde, fut la mère de l’illustre martyr saint Herménégilde.


Simple religieux à Séville, saint Léandre fut promu à l’Archevêché de cette grande cité par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Son beau-frère Léovigilde était arien et persécutait les Catholiques, à ce point qu’il fit mettre à mort son propre fils, saint Herménégilde, converti par saint Léandre.


Saint Léandre fut exilé, et du fond de son exil il combattit les spoliations de l’Église par d’admirables écrits. Léovigilde, au lit de mort, se repentit et recommanda à saint Léandre son fils Récarède, qui rentra publiquement dans le sein de l’Église.

Saint Léandre présida en qualité de légat du Saint-Siège le troisième concile de Tolède et mérita le titre d’ « apôtre de la nation gothique ». C’est lui qui réforma la liturgie d’Espagne.


Il était lié d’une tendre amitié avec saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium et qui, dit-on, lui fit présent de l’image de la Très Sainte Vierge attribuée à saint Luc et si profondément vénérée des pèlerins à Guadalupe.

Saint Léandre, plein de force et de bonnes œuvres, mourut à Séville l’an 596.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez ferme ; mais doux, et gardez la sévérité surtout pour vous-même.

Méditation du jour
Le massacre des Lucs-sur-Boulogne
28 février 1794
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