Méditation du jour
- 14 mai
Puissance de la Presse ”

Quelle puissance

que celle du livre

ou du journal !

Quelle responsabilité

nous prenons sur nous

quand nous écrivons,

quand par légèreté,

par passion,

par ignorance,

par cupidité

nous attaquons

ou nous humilions

les vérités de la Foi

les plus indispensables au salut,

les principes les plus nécessaires

à la sauvegarde de la morale,

de l’honneur du foyer,

de l’ordre social ;

quand nous ameutons l’opinion

contre les institutions

et les lois les plus équitables ;

quand nous peignons la vertu

sous les traits les plus rebutants

et le vice sous les couleurs les plus flatteuses.

Une pensée se dissipe,

une parole est tôt évanouie,

encore que les bouches puissent la répéter,

mais un écrit demeure,

passe de main en main,

se transmet de génération en génération.

Au contact d’un livre,

que d’innocences se sont flétries !

que d’intelligences se sont troublées,

et sont tombées dans le doute

et dans l’incrédulité !

que de cœurs se sont gâtés à jamais !

que de familles ont vu s’évanouir leur bonheur !

que de crimes ont été conçus

et exécutés !

Et ces convulsions

et ces haines

qui nous arment les uns contre les autres,

et ces inimitiés

qui divisent les classes

et toutes ces luttes sacrilèges

ne viennent-elles pas souvent

des journaux,

des romans,

des fausses philosophies ?


(R.P. Janvier, o.p.)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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