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au 2 novembre 2017

COMMÉMORAISON DES FIDÈLES DÉFUNTS

La COMMÉMORAISON DES FIDÈLES DÉFUNTS :


Ce n’est pas la « Toussaint »

Ce n’est pas non plus le « jour des morts »

Prions Notre-Dame du suffrage


  • Ce n’est pas la « Toussaint » :

    En effet, la pratique religieuse se perdant, l’enseignement n’étant plus donné, les réformes mélangeant toutes les notions et faisant disparaître les répères, il ne reste plus que des notions vagues, des souvenirs anciens embrumés.

    La Toussaint, c’est la fête de tous les Saints qui sont au Paradis : ceux qui sont canonisés et tous ceux qui ne le sont pas mais qui sont morts en état de grâce et montés au Ciel directement ou après avoir transité par le Purgatoire.

  • Ce n’est pas le « jour des morts » :

    Mais la commémoraison des fidèles défunts. Les morts qui sont au Ciel n’ont pas ou plus besoin de nos prières. On ne peut plus rien pour ceux qui sont en enfer. En revanche, nous pouvons soulager les âmes du Purgatoire, celles qui, baptisées et mortes en état de grâce, sont sauvées, mais doivent purger les fautes qui n’ont pas été suffisamment réparées durant la vie terrestre. Ces âmes ne peuvent plus mériter pour elles-mêmes, mais nous pouvons gagner des mérites pour elles, et elles nous en sont très reconnaissantes. C’est un des aspects de « la Communion ces Saints ».

  • Prions Notre-Dame du suffrage :

    C’est le titre spécial par lequel la Sainte Vierge intercède en faveur des âmes du Purgatoire.

Délivrance d
Délivrance d'âmes du purgatoire
Par l'intercession de Notre-Dame du suffrage
Vitrail de la Basilique Notre-Dame à La Salette (Photo JMS)

1867

DOCUMENT PRÉPARÉ PAR L’ABBÉ HERVÉ BELMONT :


INDULGENCES À GAGNER AUX ALENTOURS DU 2 NOVEMBRE 2017


  • Du mercredi 1er novembre à midi au jeudi 2 novembre à minuit, et du samedi 4 novembre à midi au dimanche 5 novembre à minuit, on gagne une Indulgence plénière – applicable aux seules âmes du Purgatoire – en visitant une église (ou un oratoire régulièrement érigé comme oratoire public) et en y récitant six Pater, six Ave et six Gloria Patri aux intentions du souverain Pontife.

    Cette Indulgence est dite toties quoties, c’est-à-dire qu’elle est gagnée autant de fois qu’on visite une église en y récitant les prières prescrites. Il suffit de sortir de l’église et d’y entrer à nouveau pour qu’il s’agisse d’une nouvelle visite d’église.

    La récitation de ces prières est vocale (on peut réciter alternativement avec quelqu’un ou s’unir mentalement aux prières récitées à voix intelligible par quelqu’un), et peu en importe la langue.


    Les intentions du souverain Pontife sont :


    – l’exaltation de la sainte Église catholique ;

    – la propagation de la foi ;

    – l’extirpation des schismes et des hérésies ;

    – la conversion des pécheurs ;

    – la paix et la concorde entre les princes chrétiens ;

    – les autres besoins de la chrétienté.


    Pour gagner cette Indulgence, il faut se confesser dans les huit jours qui précèdent ou les sept jours qui suivent le moment où l’on visite l’église. De plus, il faut communier la veille, le jour même ou dans les sept jours qui suivent ledit moment.


  • Du jeudi 2 novembre à 00h00 au jeudi 9 novembre à minuit, une Indulgence plénière – elle aussi applicable aux seules âmes du Purgatoire – est accordée une fois par jour pour la pieuse visite d’un cimetière, avec une prière au moins mentale pour les défunts.


    Pour gagner cette Indulgence, il faut chaque fois visiter une église, avec une pieuse prière mentale ou vocale, et en plus prier vocalement aux intentions du souverain Pontife (cf. supra). Un Pater, un Ave et un Gloria Patri suffisent pour cette prière aux intentions du souverain Pontife, mais on peut réciter toute autre prière de son choix, pourvu qu’elle soit vocale.

    Il faut en outre se confesser et communier (cf. supra).


    Les Indulgences applicables aux âmes du Purgatoire peuvent être attribuées, selon son intention, soit à tous les défunts, soit à quelques-uns, soit à une âme en particulier.


    C’est par mode de suffrage qu’on destine aux défunts les Indulgences, c’est- à-dire qu’on les présente à Dieu afin qu’Il les applique selon Sa volonté infiniment sage ; en effet, l’Église catholique qui concède les Indulgences n’a pas juridiction sur le Purgatoire et ne peut donc les leur appliquer « d’autorité ». De plus, on ignore le sort de telle ou telle âme en particulier.


    Pour gagner une Indulgence quelconque, il faut être en état de grâce ; pour gagner une Indulgence plénière, il faut en outre n’avoir aucune affection au péché véniel. Si une Indulgence plénière n’est pas totalement gagnée par défaut de cette dernière disposition, on la gagne partiellement, à la mesure de ses dispositions.

    Si une Indulgence plénière est appliquée à une âme du Purgatoire, celle- ci est immédiatement délivrée et introduite dans la vision béatifique. C’est dire si le gain des indulgences est une grande œuvre de charité.

    Pour plus de précisions sur les Indulgences en général, et ces Indulgences en particulier, voyez la brochure La Pratique des Indulgences. On y verra notamment que l’Indulgence plénière dont l’accès est matériellement le plus aisé est attachée à la récitation du chapelet devant le Très-Saint-Sacrement (toties quoties, moyennant confession et communion).


    ——————————————————————————


    PEUT-ON SE CONTENTER DE VISITER UNE CHAPELLE « TRADI » ?


    Les chapelles « tradi » n’ont aucune existence canonique, elles ne peuvent retenir les privilèges des églises ou des oratoires — sauf celles qui, remontant à des temps antérieurs au déluge conciliaire, ont été consacrées ou établies en bonne et due forme (comme Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris). Aucun ordinaire du lieu (évêque diocésain nommé par un vrai Pape) n’en a ordonné ou permis la construction et n’en a patronné l’érection.

    Or la concession des Indulgences par l’Église est d’interprétation stricte (tantum valent quantum sonant, dit l’adage).

    Il est donc impossible d’assimiler les chapelles « tradi » à des oratoires ou églises dont la visite concourt au gain des Indulgences (sauf le cas des antédiluviens).

    Il faut donc visiter les églises ou oratoires qui jouissent d’un vrai titre canonique : on en trouve qui sont encore accessibles sans qu’on soit importuné par du tourisme liturgique ou de la liturgie touristique.


    Quant à la définition des églises et oratoires, le droit canon y pourvoit.


    Canon 1161


    Ecclesiæ nomine intelligitur ædes sacra divino cultui dedicata eum potissimum in finem ut omnibus Christifidelibus usui sit ad divinum cultum publice exercendum — sous le nom d’église, on entend l’édifice sacré affecté au culte divin, dans des conditions telles qu’il soit à l’usage de tous les fidèles pour l’exercice du culte public.


    Canon 1162


    § 1 : Nulla ecclesia ædificetur sine expresso Ordinarii loci consensu scriptis dato, quem tamen Vicarius Generalis præstare nequit sine mandato speciali — aucune église ne peut être construite sans le consentement exprès et écrit de l’Ordinaire du lieu, que le vicaire général ne peut donner sans un mandat spécial.


    Canon 1188


    § 1. Oratorium est locus divino cultui destinatus, non tamen eo potissimum fine ut universo fidelium populo usui sit ad religionem publice colendam — un oratoire est un lieu affecté au culte divin, mais dans des conditions telles que tout le peuple fidèle n’est pas admis à venir y pratiquer publiquement sa religion.


    § 2. Est vero oratorium — un oratoire peut être :


    – 1°/ PUBLICUM, si præcipue erectum sit in commodum alicuius collegii aut etiam privatorum, ita tamen ut omnibus fidelibus, tempore saltem divinorum officiorum, ius sit, legitime comprobatum, illud adeundi — public, s’il a été érigé principalement pour l’utilité d’un collège, ou aussi de personnes privées, mais de telle façon que tous les fidèles aient le droit, légitimement vérifié, d’y pénétrer au moins pour le temps des offices divins ;


    – 2°/ SEMI-PUBLICUM, si in commodum alicuius communitatis vel cœtus fidelium eo convenientium erectum sit, neque liberum cuique sit illud adire — semi-public s’il a été érigé au bénéfice d’une communauté, ou d’un groupe de fidèles qui se retrouvent là, sans qu’il soit permis aux personnes étrangères d’y entrer ;


    – 3°/ PRIVATUM seu DOMESTICUM, si in privatis ædibus in commodum alicuius tantum familiæ vel personæ privatæ erectum sit — privé ou domestique, s’il a été érigé dans une maison particulière pour l’utilité d’une famille, ou d’une personne privée.


    Canon 1191


    § 1. Oratoria publica eodem iure quo ecclesiæ reguntur — les oratoires publics sont régis par le même droit que les églises.


    Canon 1192


    § 1. Oratoria semi-publica erigi nequeunt sine Ordinarii licentia — les oratoires semi-publics ne peuvent être érigés sans la permission de l’Ordinaire.


    —————————————————————————


    OBJECTION :


    Les églises ne sont-elles pas profanées ? Les visiter alors ne sert à rien pour le gain des indulgences !


    Pour que l’argument portât, il faudrait enchaîner deux preuves dont l’une concerne le droit, et l’autre le fait : que la profanation empêche le gain de l’indulgence ; qu’il y a effectivement profanation au sens canonique du terme (et donc que les effets canoniques de la profanation sont enclenchés).

    Quant au premier point, voici ce qu’on lit dans le Droit de l’Église (canon 1173 § 1) : « Dans l’église profanée, avant qu’elle soit réconciliée, il est défendu de célébrer les offices, d’administrer les sacrements et d’ensevelir les morts. »


    Rien n’interdit donc la visite d’un sanctuaire profané, et le Droit ne prive pas celui-ci de sa qualité d’édifice public « indulgencié ». L’objection échoue dans le domaine du droit, et s’arrête ici.

    Mais il est intéressant de s’occuper du fait. Voici encore ce que dit le Droit de l’Église ; en l’occurrence, lui seul a droit à la parole (Canon 1172 § 1) : Une église est profanée par les actes énumérés ci-dessous, pourvu qu’ils soient certains, notoires et aient été posés dans l’église :


    1°/ Le délit d’homicide ;

    2°/ L’effusion de sang grave et injurieuse ;

    3°/ Les usages impies ou sordides auxquels l’église a été affectée ;

    4°/ L’ensevelissement d’un infidèle ou d’un excommunié frappé par sentence déclaratoire ou condamnatoire.

    Le n.3 demande quelques précisions. Que sont donc ces usages impies ou sordides (certains et notoires) aptes à faire perdre sa consécration à une église ? Le droit lui-même est muet, les auteurs donnent des exemples concordants mais qui ne résolvent pas tout, loin s’en faut : l’intervention de l’autorité semble de facto indispensable. Ils entendent cela comme une série d’actions (le mot usages étant au pluriel dans le canon) contraires à la sainteté de l’église : culte superstitieux ou hérétique avec intention méprisante à l’égard de l’Église catholique, casernement militaire, transformation en écuries, débit de boisson, dancing, salle de spectacles impudiques. Là, il est permis d’avoir des craintes et davantage encore ; mais, nous l’avons vu, cela n’empêche pas de gagner les indulgences.

À La Une :
Au 14 juillet 2017

En le fête de saint Bonaventure,

cardinal, confesseur et docteur de l’Église

GOUVERNEZ-MOI, Ô MA REINE !


Prière de saint Bonaventure


En ce jour, grande fête de saint Bonaventure qui nous prépare, par sa dévotion à Notre-Dame, à notre fête nationale le 15 août.

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Prière à la Vierge Marie de saint Bonaventure :


« Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! Et ne m’abandonnez pas à moi-même. Commandez-moi et faites de moi tout ce que vous voudrez, et après châtiez-moi quand je ne vous obéirai pas. Oh ! Combien me sont salutaires les châtiments qui me viennent de votre main ! Je m’estime plus heureux d’être à votre service que d’être le maître de toute la terre, je ne veux plus être à moi, mais à vous. Acceptez-moi comme vôtre, Sainte Marie, et comme vôtre pensez à me sauver. Si par le passé je vous ai mal servi, si j’ai laissé échapper tant d’occasions de vous honorer, je veux désormais m’unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles ; je veux qu’à partir de ce jour personne ne vous honore et ne vous aime plus que moi, ô mon aimable Reine ! C’est ce que je promets et ce que j’espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il ! »

À la Une
au 24 juin 2017

En la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste

En ce mois du Sacré-Cœur

« Les voyants des quatre coins du monde parlent de l’éclatement imminent de la Troisième Guerre mondiale. Le pronostique d’un moine du mont Athos est encore moins optimiste, puisqu’il estime que le temps de notre civilisation touche à sa fin. “Le diable est en rage et a ouvert sa gueule pour tous nous dévorer”, assure-t-il » (Sputnik, 24/4/17).


Ce qui est frappant, c’est qu’un peu partout, en France comme ailleurs, les gens ressentent le trouble et la précarité de l’ordre de ce monde et que cela va finir par exploser. Et les aveugles et les sots de s’écrier : « Pessimisme ! Complotisme ! Apocalyptisme ! », car évidemment, rien de mieux que le mondialisme car tout va se régler merveilleusement. Décidément, quel monde qu’un monde sans Dieu !

  • VOIR : Bulletin Dominical N° 1777-1778 du 7 mai 2017 :

    Avec :


    LES LAPINS AUSTRALIENS SE PORTENT BIEN !

    LA BATAILLE DE NANCY 1477

    VOTEZ BARABBAS (suite… sans fin)

    FAUSSES PROPHÉTIES CONVERGENTES

    AD APERTUM LIBRI…

    Le CENTENAIRE de FATIMA

« N
« N'arrivera jamais ! » disent-ils contre les Catéchismes…
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Notre site

Cassicia.com (le site) : Notre site se comporte non comme un livre mais un peu comme une revue : il s’agit de donner des faits, des documents, des éclairages devant servir de socle à la réflexion et d’aliment à notre vie quotidienne.

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Contenu du site

Ce site n’est donc pas comme un livre, en ce sens qu’il ne s’agit pas de donner de façon achevée un raisonnement qui par ailleurs peut l’être.

C’est qu’en effet, nous souhaitons aider à la réflexion personnelle, à partir d’éléments certains, pour raisonner, respirer catholiquement (« sentire cum Ecclesia »), et cela dans la vie de tous les jours.

C’est que nous sommes dans un univers qui bouge très vite et qu’il y a lieu de s’adapter (juxta modum, d’une certaine façon) mais seulement jusqu’à un certain point et pas au-delà, sous peine d’admettre tout et n’importe quoi.

C’est que nous voulons aussi que ce site soit vivant, c’est-à-dire que régulièrement on y trouve de nouvelles indications, des documents ou des nouvelles qui alimentent la progression des connaissances, et de la réflexion sur ces sujets d’actualité que sont la crise de l’Église (catholique), la perte de la Foi, la vie morale dans toutes leurs implications.

Et puis bien sûr, combattre les simplismes, les idées fausses, les postulats aberrants, les doctrines tronquées ou carrément frelatées.

Rubriques du site

Il y a donc un certain nombre de rubriques variées dont plusieurs n’ont encore que le titre : c’est en quelque sorte un sommaire (qui pourra d’ailleurs s’enrichir) qui peut donner une idée de nos préoccupations.

Ces rubriques se rempliront petit à petit, selon nos possibilités, l’actualité ou les questions qui nous seront posées.

Une colossale difficulté à surmonter

Le plus difficile, sous plusieurs rapports, c’est précisément ici la nature même d’un site internet.

Beaucoup de monde certes y accède. Mais justement avec une grande variété de connaissances, de formations, de compétences (ou leurs contraires…). Chacun a de plus en plus tendance à croire tout savoir, ou presque, sans vraie formation préalable, même dans les domaines techniques qui requièrent non seulement un vocabulaire spécifique, mais une formation professionnelle et de l’expérience. C’est vrai pour la mécanique, l’informatique, les sciences naturelles, physiques, chimiques, biologiques et autres, mais aussi, et à plus forte raison, pour la philosophie (la reine des sciences qui leur donne ses principes) et la théologie qui est par excellence la Science, celle de Dieu.

La « démocratisation » qui pousse à l’égalitarisme donne l’illusion à chacun d’être compétent sur tout ce qui l’intéresse. On pourrait dire que chacun se sent empereur pour tout ce qui concerne la politique et la vie matérielle, et pape : chacun se faisant sa propre religion. Toute notion et réalité de « hiérarchie » semble avoir presque disparu.

Aussi, la gageure est-elle de se mettre à la portée d’un chacun, sachant qu’il en faut pour tout le monde, mais à des niveaux vraiment différents.

La Foi catholique est évidemment pour tout baptisé (c’est un don qui est reçu au Baptême). Chacun devant ensuite la développer, la nourrir, la perfectionner puisque c’est aussi une vertu. D’où le rôle fondamental de l’éducation : d’abord au sein la famille, puis avec l’aide de l’École, catholique, au sens large.

Mais la qualité de la Foi est fonction de l’état (et du devoir d’état) d’un chacun : la foi du charbonnier : très bien ! Mais pour le charbonnier ! Celle du centurion, pour le centurion. La foi de l’humble agriculteur n’est pas qualitativement celle de l’ingénieur ou du moine. Parce que l’intelligence a un rôle à jouer et qu’il lui faut un mode d’emploi et une utilisation en proportion de son activité et de son objet. Et puis nous vivons dans le concret d’un monde matériel, mais qui est dominé par le surnaturel qui donne le véritable éclairage à l’ensemble.

Question de vocabulaire

Il y a aussi une vraie question de vocabulaire. Chacun peut s’en rendre compte : il ne suffit pas de parler la même langue pour se comprendre. Les mots changent de sens ou tout au moins glissent dans leurs significations, car les mots ont de surcroît plusieurs sens la plupart du temps.

Si le vocabulaire a pu varier à travers les siècles, il varie maintenant à grande vitesse, non seulement dans le temps, mais géographiquement et, bien sûr, sociologiquement, selon les tranches d’âge et les milieux.

On redécouvre vaguement la nécessité d’un langage commun, suffisamment fixe pour s’assurer de parler de la même chose. On remarquera au passage combien le latin avait et a encore ce rôle, jusque dans la diplomatie et les sciences : avantage d’une langue morte dont le sens des mots s’est enrichi et a acquis une plénitude dans différents domaines, spécialement la philosophie et la théologie (scholastiques).

Il faudra donc se souvenir que le langage parlé, qui est très mouvant, n’est pas le langage des sciences, ni donc des questions de pensées et de religion.

Nous contacter

Nous n’aurons pas de « blogue » ou autre « forum » d’empoigne. Nous voulons de façon déterminée garder la sérénité (autant que les sujets le permettent). Cela ne veut pas dire qu’il faille s’endormir dans la… qu-i-é-tu-de, ce qui serait à l’exact opposé de nos préoccupations de témoignage de la Foi et de survie catholiques, pour la gloire Dieu et le salut de nos âmes.

Mais vous pouvez nous contacter suivant le processus classique des questions envoyées auxquelles nous répondrons à plus ou moins long terme selon la facilité ou la difficulté de la réponse ou la mise en œuvre d’une démonstration.

voir Martyrologe #90-4

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ou Cassiciacum, c’est la même chose !

Cassiciacum (l’idée) : lieu de retraite et de recul pour mettre de l’ordre dans sa tête et dans son âme.

C’est là que le futur saint Augustin se retire avant sa conversion. Il est accompagné d’amis et y est rejoint par sainte Monique sa mère.

L’actuelle crise de l’Église requiert un certain combat (pour la Foi), mais aussi, bien du recul.

C’est le propos qui fut le nôtre il y a plus de trente ans en fondant les Cahiers de Cassiciacum, et qui l’est plus que jamais aujourd’hui.

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À Cassiciacum

Cassiciacum était une villa romaine (nous dirions aujourd’hui belle maison de campagne), propriété de l’enseignant collègue et ami d’Augustin. Elle était située dans les environs de Milan qui était alors une des résidences impériales et où saint Ambroise, l’archevêque du lieu, gouvernait avec sagesse et doctrine son troupeau.

C’est là que saint Ambroise, futur Docteur de l’Église, va seconder l’œuvre divine et convertir, former, baptiser et préparer un autre futur Docteur de l’Église, saint Augustin, l’un des quatre grands docteurs de l’Église d’Occident.

Augustin a trente-deux ans. Bien que fils de la pieuse sainte Monique, il avait fui les leçons de sa mère et s’était même enfui de Carthage, où ils habitaient, vers l’Italie où Augustin enseignait une bien mondaine et rémunératrice philosophie. Sainte Monique l’y retrouva et ils vécurent ensemble à Cassiciacum, pour se retirer des vains combats du monde païens, afin de parfaire l’œuvre de Dieu et asseoir l’avenir sur de solides fondements après qu’il aurait reçu le saint Baptême.

Installé dans la maison de campagne de son ami Verecundus, Augustin remerciera Dieu en ces termes : « l’hospitalité de Cassiciacum où nous nous reposâmes des tourmentes du siècle, [en attendant la récompense de] la fraîcheur à jamais verdoyante de Votre paradis ». (Voir le texte des Confessions IX, 2, 4 et la suite)voir Confessions IX #309

Dans la crise actuelle de l’Église

L’enseignant Augustin avait fini par mesurer les profonds inconvénients d’une vie déréglée : « Nous étions plusieurs amis ensemble, qui, dégoûtés des turbulentes inquiétudes de la vie humaine, objet habituel de nos réflexions et de nos entretiens, avions presque résolu de nous retirer de la foule pour vivre en paix. » (Voir le texte des Confessions VI, 14) voir Confessions VI #307

C’est un peu une démarche semblable qui a été la nôtre : prendre du recul pour mieux comprendre la crise qui se développait sous nos yeux et dans notre vie et en saisir les mécanismes et, encore plus en amont, les principes.

En effet, si les hommes changent (en se succédant, mais aussi en évoluant intérieurement soit vers le Bien soit vers le mal), Dieu, Lui, ne change pas, ni Ses Lois, ni l’Église et sa doctrine. Voilà la référence certaine dans la tempête : la boussole peut s’affoler, le capitaine perdre le commandement et la direction du navire, mais le Nord est toujours dans la même direction.

Il s’agit donc pour tous —chacun à sa place— de ne pas « perdre les pédales », de ne pas se décourager, et surtout de ne rien changer concernant la direction générale et les principes : ce n’est pas dans la tempête qu’on fait des réformes. En revanche, c’est à l’occasion des guerres et des perturbations provoquées que s’installent les révolutions.

Les Cahiers de Cassiciacum ont voulu être la mise en forme de cette démarche intellectuelle et doctrinale afin de donner des repères certains parce que faisant partie du dépôt catholique. Il s’agissait de mettre en évidence les moyens de redresser la barre et, sinon, de survivre dans une crise qu’on ne peut pas maîtriser en en subissant les inconvénients au titre de la pénitence, en attendant le retour du calme que Dieu seul donnera.


Mardi 21 novembre 2017
Présentation de la Sainte Vierge
3e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez voulu qu’en ce jour la Bienheureuse Marie toujours Vierge, en qui résidait l’Esprit Saint, Vous fût présentée au Temple ; faites que, grâce à son intercession, nous méritions de Vous être présentés dans le temple de Votre Gloire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Après avoir célébré le 8 septembre la Nativité de la Sainte Vierge, et quatre jours plus tard la fête du Saint Nom de Marie qui lui fut imposé peu après sa naissance, le Cycle liturgique célèbre en ce jour la Présentation au Temple de cette enfant de bénédiction.


Ces trois premières fêtes du Cycle Marial sont un écho du Cycle Christologique qui célèbre de même la fête de la naissance de Jésus le 25 décembre, l’imposition de Son Saint Nom le 2 janvier, et Sa Présentation au Temple le 2 février.


La fête de la Présentation de Marie repose sur une pieuse tradition qui tire son origine de deux évangiles apocryphes dans lesquels il est rapporté que la Sainte Vierge, fut présentée au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans et qu’elle y vécut avec d’autres jeunes filles et les saintes femmes qui les dirigeaient.


Dès le VIe siècle on commémore ce fait en Orient, et l’empereur byzantin Michel Comnène en parle dans une constitution en 1166. Un gentilhomme français, nommé Philippe de Maizières, attaché à la cour du roi de Chypre en qualité de chancelier ayant été envoyé en 1372 comme ambassadeur auprès du pape Grégoire XI, à Avignon, lui raconta avec quelle magnificence on célébrait cette fête en Grèce, le 21 novembre. Sa Sainteté l’introduisit alors à Avignon, et Sixte V la rendit obligatoire dans l’Église romaine en 1585. Clément VIII éleva cette fête au rang de double majeur et en remania l’Office.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Que votre personne, que votre vie, qui appartiennent au Seigneur, Lui soient entièrement consacrées.

Méditation du jour
Présentation de la Très Sainte Vierge  suite

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